Nouveau coup de théâtre à l’Aéroport International Félix Houphouët-Boigny (FHB). Selon les informations recueillies par Enquête Media , le maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, président du Mouvement Politique Aujourdhui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), a été empêché d’embarquer pour le Canada ce lundi 11 mai, alors qu’il s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation politique en Amérique du Nord.

Intervention de dernière minute et silence du parquet
Le scénario s’est joué en quelques minutes. Alors qu’il avait déjà rempli l’ensemble des formalités policières et douanières, et qu’il patientait en salle d’embarquement à peine 20 minutes avant le décollage, l’élu a été approché par un officier de l’aéroport sur instruction du commissaire.
Dans les bureaux du commissaire, il lui signifie une interdiction de quitter le territoire national. Le motif invoqué par les autorités aéroportuaires ? Une instruction émanant directement du Procureur de la République, stipulant que tout déplacement à l’étranger de l’élu requiert désormais l’aval préalable du parquet.
Face à cette situation kafkaïenne, Assalé Tiémoko a tenté de joindre l’autorité judiciaire en urgence : Une dizaine d’appels passés directement au Procureur de la République et plusieurs messages écrits restés sans réponse.
Ce silence radio a persisté jusqu’au retrait de la passerelle et au décollage de l’appareil, laissant le maire de Tiassalé sans aucune explication juridique formelle, alors qu’il n’est visé par aucune inculpation.
Une offensive de ADCI neutralisée ?
Ce blocage intervient dans un calendrier politique serré pour le mouvement ADCI. Assalé Tiémoko devait présider un rassemblement majeur à Montréal le 18 mai 2026, visant à structurer la diaspora ivoirienne ADCI.
Cette étape canadienne s’inscrivait dans une stratégie d’implantation internationale déjà amorcée en Europe avec le Séminaire de ADCI à Nantes (France), Mars 2026, où il avait publiquement annoncé son intention de rallier le Canada puis les États-Unis.