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ASSALE TIEMOKO ANTOINE :« Si le peuple est pauvre, c’est un échec »

« Si le peuple est pauvre, c’est un échec » .

● Le plaidoyer de l’ADCI pour les oubliés de la croissance.
Face aux 12 millions d’Ivoiriens vivant sous le seuil de pauvreté et à la détresse des producteurs de cacao, ADCI propose un changement de paradigme économique. Lors de son discours solennel, Assalé Tiémoko Antoine a fustigé une richesse qui « n’arrive pas au sous-sol » et a promis, à travers son programme progressiste, de transformer localement les ressources pour offrir un avenir à une jeunesse tentée par l’exil.


DISCOURS DE LA RENTRÉE POLITIQUE DE ADCI SAMEDI 2 MAI 2026
Mes chers compatriotes,
Chers citoyens, chères citoyennes,
Peuple courageux, peuple debout,
Je veux saluer, avec respect et gratitude, votre mobilisation exceptionnelle. Votre engagement sans faille, votre courage face aux obstacles et votre détermination dans l’action honorent notre combat collectif. Partout, sur le terrain, souvent dans l’ombre, sans calcul et depuis bientôt deux années, vous avez tenu bon, porté nos idées, défendu nos valeurs et refusé le découragement. C’est grâce à cette énergie militante, à cette fidélité et à cette force morale que notre mouvement avance, grandit et s’enracine. Vous êtes la preuve vivante que rien de durable ne se construit sans conviction, sans sacrifice et sans courage.
Si nous sommes ici aujourd’hui, ce n’est pas pour faire comme les autres, ce n’est pas pour remplir une place. Nous sommes ici parce que le pays nous appelle. Quand la maison commune craque, quand les murs tremblent, quand le pays ne se porte pas bien, on ne reste pas assis à regarder. On se lève. On parle. On agit.
Ce rassemblement n’est pas un rendez-vous de plus. C’est un carrefour. C’est un moment de choix devant les réalités, devant les souffrances, devant la fin du cycle qui arrive. Soit on continue comme avant, en faisant semblant que tout va bien, soit on a le courage de dire la vérité et de changer ce qui doit l’être. Il y a près de deux ans, nous avons créé à Yamoussoukro, ADCI (Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire). Pas pour chercher des places. Pas pour faire du bruit. Mais pour porter la voix de ceux qu’on n’écoute jamais.
Il y a quelques mois, nous avons décidé d’aller au combat démocratique. De participer aux élections, de jouer le jeu. Mais le jeu, justement, n’a pas été le même pour tout le monde. Notre candidature à la présidentielle a été rejetée pour défaut de parrainages. Nos représentants aux élections législatives n’ont pu entrer à l’Assemblée nationale. Mais écoutez bien : ce n’est pas une défaite. C’est une leçon. Et une leçon, ça sert à devenir plus fort.

Chers compatriotes, je vous pose une question simple : est-ce que la démocratie, c’est seulement mettre un bulletin dans une urne ? Non !. La démocratie, c’est d’abord des règles claires. Des règles que tout le monde comprend. Des règles qui n’écartent pas les gens avant même de commencer. Quand les règles deviennent floues, quand les décisions tombent sans explication, quand les citoyens doutent, la démocratie tousse. Et quand elle tousse trop longtemps, elle tombe malade. La démocratie ivoirienne est malade !.
Le dispositif de parrainages citoyens, tel qu’il a été conçu, reposait à l’origine sur une intention légitime : garantir le sérieux des candidatures et renforcer l’ancrage populaire. Mais dans sa mise en œuvre actuelle, il a dérivé. Aujourd’hui, pour une large partie de l’opinion nationale, ce mécanisme n’est plus perçu comme un filtre démocratique mais comme une barrière politique. Une barrière qui exclut, une barrière qui décourage, une barrière qui oriente les choix à l’avance. Aucun citoyen ne peut vérifier si son parrainage a été pris en compte. Aucun acteur ne peut comprendre clairement pourquoi des milliers de parrainages sont rejetés. Aucun observateur indépendant ne peut apprécier la transparence réelle du processus. Or, une démocratie ne peut prospérer dans la suspicion.
Nous ne demandons pas le désordre. Nous demandons la clarté, parce que le parrainage citoyen ne peut plus être une boîte noire. Une plateforme accessible doit permettre à chacun de vérifier, de comprendre et de suivre. Une seule fraude, une seule manipulation ignorée ou non sanctionnée, suffit à affaiblir une démocratie. Une seule crise électorale non traitée en profondeur pour qu’elle ne se reproduise plus suffit à fissurer la République. Là où la volonté populaire peut être contournée, annulée ou remplacée, ce n’est plus une dérive, c’est une atteinte à la souveraineté du peuple.
C’est pourquoi, vingt-cinq ans après la création de la commission électorale, il est temps de marquer une pause et d’engager une réforme profonde. La liste électorale, aujourd’hui compromise par le nombre impressionnant de personnes décédées qui y figurent encore et par la transhumance, doit être repensée. Nous appelons à une refonte totale, courageuse et sincère de la liste électorale : une reprise à zéro.
On nous dit que le pays va bien, on nous parle de croissance et de chiffres. Mais allez demander aux familles si les chiffres remplissent les marmites. Dans les villages, la pauvreté n’est pas un rapport. Elle est dans les champs, sur les visages, dans les dettes et dans le cacao non acheté au prix garanti. À vous, producteurs de cacao : votre résilience est républicaine. Vous n’êtes pas seuls. Tenez bon ! Car demain, nous arracherons cette filière aux mains de ceux qui dictent ses lois sans jamais connaître la douleur du travail de la terre.

Un pays peut être riche, mais si son peuple est pauvre, c’est un échec. Aujourd’hui, près de 12 millions de nos compatriotes vivent avec moins de 600 francs par jour. Les richesses existent, mais elles n’arrivent pas au sous-sol. Cette injustice, nous avons décidé de la combattre. Aimer son pays, c’est dire la vérité. La vérité, c’est cette corruption endémique, ce tribalisme politique qui fracture la nation, et ce système éducatif médiocre qui forme nos enfants au chômage.
Jeunes de Côte d’Ivoire, vous n’avez plus besoin de compassion, vous avez besoin d’opportunités réelles. ADCI est né pour vous. Nous investirons dans votre formation, car un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse prépare son retard et l’exil de ses enfants.
La stabilité véritable ne repose pas sur la force ou la peur, mais sur des élections crédibles et sur la capacité des dirigeants à accepter que le pouvoir est un mandat, non une propriété. Demain, nous ferons inscrire dans la Constitution que les richesses de ce pays appartiennent aux populations, et non à un clan.

ADCI est un mouvement Progressiste et Républicain. Le progressisme, c’est avancer par le savoir, la science et l’innovation. C’est refuser que le passé serve d’excuse à l’inaction. Il n’y a pas de développement durable, ni de lutte contre le terrorisme, sans sciences et sans technologies. Nous refusons un développement qui se contente d’extraire et d’exporter. Nous voulons produire ici, transformer ici et créer des emplois ici.
Mes chers compatriotes, notre pays arrive à la fin d’un cycle politique. La fin d’un cycle est une opportunité rare de tout réinventer : la manière de gouverner et le contrat entre l’État et les citoyens. Nous proposons un nouveau modèle : la société de la confiance. Une nation libérée du tribalisme, où l’on ne célèbre plus l’origine, mais le travail et le mérite.
Cet avenir commence maintenant ! Avec vous !
Vive la Côte d’Ivoire ! Que Dieu ouvre le chemin pour ADCI !
ASSALE TIEMOKO ANTOINE
PRÉSIDENT DE ADCI

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