Alors que le dossier des ex-salariés du mythique établissement d’Abidjan s’envenime, le directeur général ou Ex-DG, c’est selon, tente une médiation de la dernière chance pour diviser les frondeurs. En vain.
C’est un bras de fer qui menace de ternir durablement l’image de la gestion des actifs hôteliers de l’État. Selon nos informations, le directeur général de l’Hôtel du Golf, Georges Angaman, a récemment activé ses réseaux internes pour tenter d’étouffer la contestation qui gronde parmi les anciens employés licenciés.

La mission de la « Gouvernante »
Pour tenter de dénouer la crise, le patron de l’établissement a sollicité Mme Marguerite Angoran, ex-gouvernante générale de l’hôtel, reconnue pour son influence auprès des équipes avec pour mission de convaincre les délégués du personnel d’accepter une transaction financière au rabais, estimée à une fraction seulement des montants calculés par l’Inspection du Travail.
Cette tentative de « diplomatie sociale » s’est heurtée à une fin de fin de non-recevoir catégorique. Les délégués, galvanisés par la dégradation des conditions de vie de leurs collègues — dont beaucoup font face à des expulsions locatives et à la déscolarisation de leurs enfants — exigent le paiement intégral des indemnités de licenciement, assorti des 24 mois de mesures d’accompagnement.
Un ultimatum fixé au 31 mars
Le collectif des ex-salariés, qui s’estime protégé par des documents juridiques solides validés par les autorités compétentes, a désormais durci le ton. Un ultimatum a été discrètement transmis à la direction : tout doit être réglé avant la fin du mois de mars.
Au-delà de l’enjeu financier, c’est la gestion managériale de Georges Angaman qui est pointée du doigt. Les employés dénoncent des « humiliations » répétées et une stratégie de pourrissement qui a fini par disloquer des familles entières.
Si le blocage persiste au-delà de l’échéance fixée, les frondeurs prévoient d’intensifier leurs actions, visant non plus seulement la direction de l’hôtel, mais aussi les ministères de tutelle. Pour Georges Angaman, la marge de manœuvre se réduit. Soit il accède aux calculs de l’inspection du travail, soit il s’expose à un scandale social public dont le pouvoir politique se passerait volontiers en cette période.
Source : Enquête Media 19/03/2026