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France _ UJIF/ Déclaration de retrait de Georges-Eden Bobia et Taki Bouanzi : Pour l’honneur de la corporation.

L’Union des Journalistes Ivoiriens en France est née d’une ambition noble : bâtir un cadre de solidarité entre journalistes ivoiriens vivant en France, renforcer nos capacités professionnelles et créer une cohésion durable entre confrères et consœurs.

En 2007, dans le 12ᵉ arrondissement de Paris, nous nous étions réunis avec enthousiasme pour porter cette vision commune. Nous avions alors confié les destinées de notre organisation à Clément Yao, premier président de l’UJIF. Son mandat, pourtant limité statutairement et renouvelable une seule fois, s’est prolongé de deux années supplémentaires, au prix de manœuvres qui ont laissé un goût amer à de nombreux membres.

Son successeur, Jean-Paul Oro, n’a malheureusement pas réussi à redresser la situation. Sous sa présidence, appuyée par un bureau devenu fantomatique et des membres désabusés par l’inertie ambiante, l’association s’est progressivement enfoncée dans un coma institutionnel profond.

Face à cette paralysie, une frange de membres a décidé de « faire bouger les lignes », en entreprenant de rédiger de nouveaux textes avant de convoquer une assemblée générale extraordinaire le 2 mai 2026. Mais très vite, les germes d’une nouvelle crise sont apparus.

Dans une logique de rapport de force numérique, certains ont ouvert les portes de cette dynamique à des personnes qui, pour la plupart, n’exercent plus le journalisme — même occasionnellement — depuis près de vingt ans : photographes, caricaturistes, patrons de presse… Une orientation qui, pour beaucoup d’entre nous, trahit l’esprit fondateur même de l’UJIF.

Conscient du climat délétère et du discrédit croissant qui frappait notre corporation, le bureau exécutif dirigé par Jean-Paul Oro a finalement tenté d’apaiser les tensions en proposant son retrait lors de l’assemblée générale ordinaire du 25 avril 2026. Désavoué, il a dû accepter la mise en place d’un comité ad hoc.

Ce comité avait pourtant une mission claire : rapprocher les positions, toiletter les textes existants et conduire l’UJIF vers une assemblée générale extraordinaire unitaire et élective.

Afin d’éviter qu’une solution consensuelle ne soit perçue comme la victoire d’un camp sur un autre, les deux comités ad hoc initialement constitués ont fusionné. Clément Yao, considéré par beaucoup comme le faux nez de Faustin Dali, avec le soutien de Victor Achy, avaient pourtant assuré vouloir œuvrer dans le strict respect des statuts de 2007. Le doyen Faustin Dali et son binôme Georges-Eden Bobia avaient été mandatés dans cet esprit.

Mais dès les premières discussions, le décor était planté.

Le bloc dit des « insurgés », majoritaire au sein du comité ad hoc, a très vite refusé toute contradiction, même lorsqu’étaient formulées des propositions de simple bon sens. Les débats ont souvent laissé place à des postures de domination, à des passages en force et à des attaques personnelles, ou notamment le respect des textes -lesquels , finalement -, sur la légitimité de certains membres à participer à l’orientation future de notre organisation.

Nous passerons volontairement sous silence les nombreux messages adressés à Faustin Dali ainsi qu’au comité ad hoc, restés sans réponse. Nous n’évoquerons qu’avec retenue l’absence de consensus dans plusieurs prises de décisions majeures.

Mais certains faits demeurent profondément troublants.

Comment comprendre l’implication soudaine de Me Akassimadou — avocat de profession — dans un comité ad hoc de journalistes, sans consultation préalable des membres ? Que venait faire cet homme dans un processus censé relever exclusivement de notre corporation ?

Autre sujet d’inquiétude : l’encaissement de sommes d’argent auprès de prétendus « membres », alors même qu’aucun texte n’avait encore été adopté ou validé. Plus grave encore, cette cotisation exceptionnelle de 40 euros ne figure dans aucun des textes fondateurs de l’UJIF.

Tout semble désormais organisé pour marginaliser ceux qui continuent de défendre le respect des textes, la transparence et la probité morale. Ceux que certains considèrent désormais comme « les gêneurs ».

Devant ce spectacle désolant — ce « chien qui ne change jamais sa déhontée façon de s’asseoir » — nous avons décidé, en notre qualité de vice-président ( Georges-Eden BOBIA) du comité ad hoc et membre ( Taki Bouanzi) de ce comité, de nous mettre en retrait de ce processus dont les méthodes nous paraissent incompatibles avec les principes que nous défendons.

Nous nous réservons toutefois le droit de défendre notre honneur, notre probité morale et d’engager toute action nécessaire contre toute tentative de mise en cause ou de discrédit.

Car au-delà des personnes et des clans, c’est l’avenir même de l’UJIF qui mérite mieux que les manigances, les règlements de comptes et les calculs d’intérêts.

Georges-Eden Bobia dit Eden Bégé
Membre fondateur de l’ujif
Vice-président du comité ad hoc dit unifié

Taki Bouanzi
Journaliste -Directeur de publication Enquête Média
Membre du comité ad hoc dit unifié

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