Les réformes engagées sous le Professeur Mariatou Koné trouvent leur prolongement naturel.
La session 2026 des examens à fort tirage confirme la solidité des acquis du système éducatif ivoirien : 85,76 % de réussite au CEPE, 52,17 % au BEPC, et un Baccalauréat dont les résultats, attendus le 6 juillet, s’inscrivent dans une dynamique haussière. Ces performances attestent que les réformes pédagogiques conduites sous la direction du Professeur Mariatou Koné portent leurs fruits, et c’est dans ce contexte favorable que Koffi N’Guessan lui a officiellement succédé à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, le 30 janvier 2026.
Cette passation de charges intervient alors que le système éducatif ivoirien affiche des résultats tangibles, fruit d’une décennie de réformes structurelles menées sous l’autorité du Président Alassane Ouattara. Entre 2011 et 2024, le nombre de collèges et lycées publics a triplé, passant de 294 à 902. Le taux brut de scolarisation au primaire a atteint 105,09 % en 2025, contre 83,8 % en 2021.
Les EGENA : socle des réformes
Ces avancées s’appuient sur les recommandations des États généraux de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (EGENA), adoptées par le gouvernement en juillet 2024. Leurs 42 leviers transformateurs couvrent l’amélioration des apprentissages, la réforme des programmes, la revalorisation de la profession enseignante et la digitalisation du système. Parmi les mesures phares figurent le retour de la dictée classique et du calcul mental, qui a valu à la Côte d’Ivoire la première place mondiale au concours international de dictée Paul-Guérin en 2024. En août de la même année, la réforme du collège a été lancée pour adapter les curricula aux compétences du XXIe siècle. En septembre 2024, le dispositif de la Bourse nationale du manuel scolaire (BONAMAS) a été étendu, permettant aux élèves d’accéder à huit manuels en prêt-location pour 10 000 FCFA, contre un coût d’achat minimum de 48 000 FCFA. La même année, des contrats d’objectifs et de performance ont été signés avec l’ensemble des directeurs régionaux de l’éducation. En octobre 2025, la stratégie nationale de digitalisation du système éducatif a été officiellement lancée.

Un successeur expérimenté
Koffi N’Guessan n’arrive pas sans bagage. À la tête de l’Enseignement technique de 2021 à 2026, il a notamment porté en hausse de 15 % le nombre de candidats aux concours d’entrée dans les établissements publics de formation technique. Il entend désormais faire de l’éducation et de la formation « les leviers fondamentaux de la Grande Côte d’Ivoire », en poursuivant le déploiement des réformes EGENA et en accordant une attention particulière aux classes passerelles, destinées à réintégrer les élèves décrocheurs dans le système scolaire.
La Côte d’Ivoire, dont l’expérience est régulièrement citée en exemple lors des grands sommets mondiaux sur l’éducation, aborde cette nouvelle étape avec des bases solides et une ambition intacte.