Face aux tentatives grossières de discrédit orchestrées par certains relais médiatiques — manifestement mis en mission pour sauver les apparences d’un naufrage juridique et écologique —, Enquête Media oppose la seule force qui vaille : les faits, les chiffres et le droit.
La lecture de l’article publié par un certain media en quête d’existence relève au mieux d’une naïveté confondante, au pire d’une complaisance coupable. Tenter de maquiller le remblaiement sauvage de la lagune Ébrié sous le vernis d’un « bail emphytéotique administratif » est une gymnastique juridique qui ne résiste ni à l’analyse satellitaire, ni à la rigueur des lois ivoiriennes.
Voici notre réponse, froide, documentée et implacable, à ceux qui tentent de distiller le doute.
- La preuve satellitaire : Le mensonge à ciel ouvert
Quand la plume des mercenaires s’embourbe dans les communiqués de presse attribué au promoteur San Sévérina Développement (SSD), les satellites, eux, capturent la vérité.
Ces mercenaires et leur relais s’accrochent aux déclarations de SSD, qui jure n’occuper qu’une « parcelle lagunaire de 1 885 m² » à des fins d’embellissement. L’analyse diachronique du Cabinet d’expériences Geoint (Réf. VST-GEO-ABT-2026) pulvérise cette défense :
Un massacre documenté : L’imagerie d’archive du 26 juillet 2025 prouve que la lagune a été remblayée bien au-delà du trait de rive fixé en 2019.

Une destruction à grande échelle : La surface illégalement gagnée sur la lagune s’élève à au moins 0,43 hectare (soit ~4 300 m²), rien que dans la zone analysée. C’est plus du double de la surface déclarée.
Une avancée massive sur l’eau : Le rivage artificiel empiète de 49 mètres sur le domaine public. De plus, le terre-plein se poursuit au-delà du cadre de l’image : l’emprise réelle est donc encore supérieure.
Le mensonge sur l’usage : Loin d’un simple « embellissement », le site a été décapé et nivelé pour accueillir une vaste plateforme de terre-plein avec fondations et plots en béton, caractéristiques d’un chantier d’aménagement lourd.
- L’hérésie juridique : Un bail ne donne pas le droit de détruire
Sur le plan du droit foncier, l’argumentaire des défenseurs du projet est une insulte à l’intelligence collective. Obtenir un avis favorable de la Commission de délimitation le 19 décembre 2024, puis signer un bail le 12 février 2025, ne donne en aucun cas le droit de détruire le domaine public.
Ce que dit la loi : Le Décret n°2019-591 du 3 juillet 2019 interdit formellement tout remblai à des fins économiques sur le domaine public lagunaire.
Un bail emphytéotique administratif autorise l’occupation « temporaire » d’un espace, pas sa conversion définitive en terre-plein pour y bâtir des infrastructures privées vendues à prix d’or. Le procédé utilisé ici rappelle tristement le schéma de Koumassi Campement avec Brou Jacques, où une décision de justice (« La grosse ») contenant une autorisation frauduleuse avait été brandie pour masquer un déguerpissement illégal. Même méthode, même mépris des règles.
- L’heure des comptes : Appel aux autorités
Enquête Media ne se laissera pas intimider par des campagnes de dénigrement. Les montages diachroniques et les preuves géospatiales sont désormais sur la table. Le temps des articles de complaisance est révolu ; place à l’action publique. Nous appelons formellement :
Le Ministère de la Construction (MCLU) : À ordonner l’arrêt immédiat des travaux, à constater que les fondations débordent du Titre Foncier n°202 560, et à exiger la démolition des structures illégales.
Le Ministère de l’Environnement (via le CIAPOL) : À sanctionner financièrement cet écocide et à imposer la restauration du trait de rive originel aux frais du promoteur.
Le Ministère des Transports (DGAMP) : À diligenter une enquête interne pour comprendre comment un « avis favorable » a pu être émis en décembre 2024 sur un site déjà illégalement bétonné.
Le Procureur de la République : À ouvrir une information judiciaire pour destruction de biens publics et suspicion de faux et usage de faux (1 885 m² déclarés contre plus de 4 300 m² réels).
Le Conseil d’État : À attaquer et annuler ce bail emphytéotique administrativement boiteux et entaché d’illégalité. La lagune Ébrié n’est pas un foncier à vendre. Le béton ne transforme pas l’illégalité en droit. À l’État d’agir.
Par la Rédaction – Enquête Media