Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Côte d’Ivoire/La CEI fait arreter des membres de la société civile au prétexte de« trouble à l’ordre public»

La Commission électorale indépendante (CEI), censée garantir la transparence et l’intégrité du processus électoral en Côte d’Ivoire, se distingue une nouvelle fois par ses pratiques alarmantes. Le vendredi 18 avril 2025, cette institution a orchestré une opération révoltante en interpellant violemment trois membres de l’association Côte d’Ivoire Consommateurs (CICO), avant de les conduire en détention arbitraire.

Une arrestation orchestrée et démesurée

À 11h27 ce jour-là, le chef de cabinet du président de la CEI contacte le président de CICO pour organiser une rencontre « urgente » en lien avec une procédure judiciaire imminente. Confiants, Bakou Bi Goli Martin, vice-président, Djê Lou Tanan Rachel, trésorière générale, et Zorro Lou Élisabeth, juriste, se rendent au siège de la CEI, pensant qu’il s’agit d’un simple échange. Mais à leur arrivée, ils sont brutalement embarqués dans deux véhicules 4×4 et conduits à la brigade de recherches d’Abidjan-Plateau, où ils seront auditionnés durant toute la journée, avant d’être placés en détention sur la seule base de « trouble à l’ordre public » invoqué par la CEI.
Ce qui aurait pu être une simple procédure judiciaire se transforme en une opération de répression visant à faire taire la société civile. La CEI, censée être un organe neutre, se livre à des pratiques dignes d’un régime autoritaire, en utilisant la force pour arrêter des acteurs engagés dans la transparence électorale.

Une origine trouble liée à un serveur électronique

Le conflit entre la CEI et CICO remonte à plusieurs mois, notamment à une demande légitime de cette dernière concernant la transparence du processus électoral : l’accès au serveur électronique gérant les résultats. Depuis novembre 2024, CICO réclame des informations cruciales sur l’hébergement et la gestion de ces données, mais ses démarches restent sans réponse.

Ce n’est qu’après de multiples relances, notamment en mars et avril 2025, que la CEI fournit des réponses insatisfaisantes, refusant toute transparence sur le fonctionnement du serveur. Face à cette opacité, CICO décide de saisir la justice, en espérant obtenir des garanties sur la gestion des résultats électoraux.

Une atteinte à la démocratie et à la transparence

Au lieu de répondre à ces préoccupations légitimes, la CEI a préféré réprimer la société civile, renforçant ainsi la suspicion d’une volonté de dissimuler des manipulations ou des fraudes potentielles. La gestion opaque du serveur électronique, notamment le transfert des résultats et leur stockage, constitue une menace sérieuse pour la crédibilité du scrutin.

En arrêtant brutalement des représentants de CICO, la CEI prouve une fois de plus son incapacité à respecter les principes fondamentaux de transparence, d’équité et de démocratie. Ces actes scandaleux appellent à une réaction ferme de la communauté nationale et internationale, afin que la Côte d’Ivoire ne devienne pas le théâtre d’une répression injustifiée au nom de prétendus enjeux de transparence.
LA REDAC’

Articles récents

Camp international de reboisement: l’enracinement de l’Espoir à Kani Bandama-Rouge

25 juillet 2026

L’Horloger des Marchés : Hippolyte Georges Agkpo, le stratège ivoirien qui dompte Wall Street.

25 juillet 2026

Transports en Côte d’Ivoire : le scandale « ATS », un pactole à plusieurs milliards au cœur du Ministère

24 juillet 2026

Un détournement de plus de 39 milliards fcfa à la DGI porté devant le pôle pénal économique et financier

24 juillet 2026

Aéroport d’Abidjan : Comment une simple feuille de papier va rapporter 1,75 milliard de FCFA.

23 juillet 2026

Carnet noir / Émile Constant Bombet : La fin d’un géant de la haute administration ivoirienne

22 juillet 2026

Gouvernance et Portefeuille de l’État : La méthode Mariatou Koné à l’épreuve des chiffres.

22 juillet 2026

Golfe de Guinée : Comment la Côte d’Ivoire a bâti une marine d’élite en 14 ans

22 juillet 2026

Cacao ivoirien (Volet II) : anatomie d’une crise à 291 milliards de FCFA !

22 juillet 2026

CAIDP : la mise en scène d’une institution qui tourne à vide

21 juillet 2026

EDITORIAL/ AFFAIRE AGROUSOURCE DE ACHIROU : BALLE AU CENTRE !

21 juillet 2026

Blanchiment présumé : l’actrice Marie-Paule Adjé au cœur de la stratégie de crise d’Agrosources.

20 juillet 2026

Filière café-cacao : sept zones d’ombre dans la commercialisation de l’or brun

19 juillet 2026

EXCLUSIF – Malaise au MGC de Simone Gbagbo : Le 1er vice-président et porte-parole, Pr TRAORÉ Klognimban Dominique, démissionne

18 juillet 2026

Comment la direction de l’INFAS court-circuite les directives d’Anne Ouloto.

16 juillet 2026

Affaire Monogaga : Nouveau report judiciaire sur fond de harcèlement et de passe-droits

15 juillet 2026

Côte d’Ivoire : L’ICRG-GAFI en mission d’évaluation finale du 8 au 11 septembre 2026

14 juillet 2026

Narcisse Sépy Yessoh face au retour des réseaux de fraude à l’ÉNA.

13 juillet 2026

Mirage des 24 000 hectares photovoltaïques d’Agrosources à Touba,Mohamed Adnane Achirou, l’homme derrière le fantomatique projet solaire.

12 juillet 2026

1 milliard en carburant, 160 millions en un jour… Le vertige des chiffres à la mairie de San Pedro.

10 juillet 2026
Activer les Notifications OK Non merci