Le feuilleton judiciaire de Monogaga se prolonge. Lors de l’audience de ce mardi 14 juillet 2026, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 20 octobre prochain. Mais si le temps des tribunaux est long, l’offensive menée sur le terrain contre les riverains, elle, s’accélère au mépris des règles.
Malgré les consignes de fermeté et les assurances d’apaisement données par le ministre de tutelle, la trêve n’a pas eu lieu. Bilal Hallal, dit « Billy », est pointé du doigt par les habitants pour la poursuite d’un harcèlement quotidien. Faisant fi des procédures élémentaires, ce dernier accentue les pressions pour forcer le déguerpissement des riverains, sans même attendre le retour des enquêtes environnementales et sociétales indispensables à ce dossier.
Un double standard flagrant
Ce passage en force s’accompagne d’un flagrant traitement de faveur : tandis que les proches et amis de Bilal Hallal jouissent de leurs propriétés en toute quiétude sans jamais être inquiétés, les autres résidents subissent des menaces d’expulsion constantes.
L’acharnement se concentre aujourd’hui sur la destruction des bungalows. Le mode opératoire interroge : en décembre dernier, c’était le ministère des Eaux et Forêts qui menait la charge pour raser ces installations. Aujourd’hui, c’est Bilal Hallal et son ONG, la Roots Wild Foundation (RWF), qui reprennent le flambeau et exigent la démolition des bâtisses.
Cette tentative d’imposer un fait accompli sur le terrain avant l’échéance judiciaire d’octobre ressemble fort à une politique d’intimidation ciblée. Une affaire complexe sur laquelle nous reviendrons très prochainement avec de nouveaux éléments.
Par la rédaction d’Enquête Média