Pour la première fois en Afrique, le 18ᵉ Congrès mondial du Transhumanisme se tiendra à Abidjan, les 27 et 28 novembre 2025, à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody. Placé sous le thème « Transhumanisme et développement de l’Afrique », cet événement réunit plus de quarante experts venus d’une vingtaine de pays et de quatre continents.
Organisé par la Société Ivoirienne de Transhumanisme (SIVOT), en partenariat avec plusieurs institutions internationales, ce congrès ambitionne de faire de l’Afrique un acteur majeur dans le débat global sur l’avenir des technologies humaines, comme les biotechnologies, l’intelligence artificielle ou la santé augmentée.
Lors d’une conférence de presse, le professeur Josué Guébo, président de la SIVOT, a souligné que le transhumanisme vise à améliorer les capacités humaines grâce à la science et la technologie, et qu’il est crucial que le continent ne reste plus simple spectateur, mais devienne un co-auteur des mutations technologiques. Abidjan a été choisie pour son dynamisme académique, scientifique et technologique ainsi que pour son rôle croissant en diplomatie scientifique.

Le congrès accueillera plusieurs figures mondiales du domaine, telles que Ben Goertzel, Laurent Alexandre, et José Luis Cordeiro, ainsi que des philosophes et experts africains, notamment le Camerounais Ebenezer Njoh Mouelle. Ce rassemblement vise à inscrire les enjeux africains dans la gouvernance éthique et la souveraineté numérique tout en stimulant l’innovation locale.
Pour le professeur Guébo, ce congrès est une opportunité stratégique : « Les nations qui anticiperont et investiront dans ces technologies seront les leaders de demain. La Côte d’Ivoire affirme son ambition d’en faire partie. » Rendez-vous en novembre à Abidjan, où se discutera aussi l’avenir de l’homme, depuis l’Afrique.
Didier.B. enquetemedia