C’est une opération d’exfiltration menée dans le plus grand secret par la présidence ivoirienne. Selon nos informations, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Israël, Fieni Kouakou, a discrètement quitté Tel-Aviv le 30 mars, marquant la phase finale du désengagement diplomatique ivoirien en territoire hébreu.

Une évacuation en deux temps
Le Palais d’Abidjan a piloté ce dossier avec une extrême prudence pour ne pas froisser son partenaire israélien tout en garantissant la sécurité de ses ressortissants. Le plan de retrait s’est articulé en deux séquences.
Un premier convoi composé des familles du corps diplomatique et des ressortissants ivoiriens recensés a quitté le pays, le 22 mars, via des vols commerciaux et des liaisons de déroutement. Et le départ du « dernier carré », 30 mars 2026. L’ambassadeur Fieni Kouakou et ses conseillers techniques ont verrouillé la chancellerie avant de s’envoler pour Abidjan, officiellement pour des « consultations urgentes ».

Pragmatisme sécuritaire
Ce rapatriement intervient alors que les services de renseignement ivoiriens, en liaison avec leurs homologues occidentaux, redoutent une riposte imminente de l’Iran contre les intérêts stratégiques en Israël. Si la Côte d’Ivoire entretient des relations historiques et sécuritaires denses avec l’État hébreu — notamment dans le domaine de la surveillance et du renseignement — la ministre des Affaires étrangères, Nialé Kaba, a privilégié le principe de précaution.
Pour l’heure, l’ambassade n’est pas formellement fermée, mais elle est placée sous « veille technique », gérée par un personnel local restreint. Le retour du contingent à Abidjan devrait faire l’objet d’un débriefing sécuritaire approfondi sous l’égide du Conseil National de Sécurité (CNS).
Source : Enquête Media 05/04/2026