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Frais d’inscription à l’Université Félix Houphouët-Boigny : le mensonge officiel face à la réalité des faits.

Un communiqué officiel tente de nier l’évidence depuis hier…Il y a bel et bien eu une augmentation unilatérale des frais d’inscription à l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) y compris le régime FIP pour l’année académique 2025-2026. Contrairement à ce qui est avancé, il ne s’agit ni d’une rumeur, ni d’une interprétation abusive, encore moins d’allégations infondées. Les preuves existent, et les témoignages d’étudiants ayant déjà payé ces nouveaux montants sont nombreux et vérifiables.
Et tenter de noyer cette réalité dans un communiqué défensif relève davantage d’un refus d’assumer une forfaiture que d’un effort de transparence.

Ce que l’administration présente comme une “opportunité” n’a rien de nouveau

L’argument principal avancé pour justifier l’application des nouveaux montants repose sur une vieille disposition administrative, présentée aujourd’hui comme une mesure exceptionnelle, voire une faveur accordée aux étudiants : la fameuse « exclusion » évitée par le paiement de frais plus élevés. Or, cette disposition a toujours existé. Ce qui change aujourd’hui, ce sont son champ d’application, son caractère systématique et ses montants .
Prenons un exemple concret et incontestable : un étudiant officiellement orienté en Licence 1 payait 30 000 FCFA de frais d’inscription. En cas de reprise du même niveau, la subvention lui était retirée à la troisième inscription, et les frais passaient alors à 100 000 FCFA.
Mais ce que le communiqué omet soigneusement de préciser, c’est un élément fondamental : Cette mesure ne s’appliquait que pendant les deux premières années de la licence (L1 et L2).
Dès lors que l’étudiant franchissait ce cap, même après des contre-performances académiques, il réintégrait automatiquement le circuit normal.
En Licence 3, les frais redevenaient 30 000 FCFA. Et ce, sans limitation de durée.
Cette stabilité était garantie par un rapport de force bien connu sur le campus : la defunte FESCI , qui veillait strictement à la protection de ce cadre tarifaire.

Des cycles supérieurs historiquement stables

La même logique prévalait dans les cycles supérieurs; Master : 60 000 FCFA, Doctorat : 90 000 FCFA.
En dehors des travailleurs et des filières professionnelles, ces montants n’ont jamais varié pendant des années, jusqu’à la dissolution de la FESCI. Affirmer aujourd’hui le contraire relève de la réécriture opportuniste de l’histoire universitaire.

Rupture brutale à partir de 2024-2025 et la « régularisation »

Les faits sont têtus.Le passage de 60 000 à 200 000 FCFA en Master, et de 90 000 à 300 000 FCFA en Doctorat, n’a commencé à s’appliquer qu’à partir de la rentrée 2024-2025.
Avant cette période, il est impossible de produire une seule preuve crédible d’un paiement de 100 000 FCFA en Licence 3 dans le parcours normal, encore moins de 200 000 ou 300 000 FCFA en Master ou Doctorat hors régimes spécifiques.
Les commentaires sous nos publications, loin d’être anecdotiques, regorgent de témoignages concordants qui confirment ces réalités.
Autre point troublant : le mécanisme de « régularisation ». Selon le communiqué, celui-ci obéirait à un principe administratif clair. Dans les faits, il est appliqué de manière brutale et cynique. L’étudiant qui accepte la régularisation se voit souvent imposer un délai de 72 heures. Trois jours pour mobiliser des sommes largement hors de portée pour la majorité des familles.
Passé ce délai, le nom de l’étudiant est tout simplement retiré de la plateforme de paiement.
Une pratique vérifiable, connue, et dénoncée à plusieurs reprises.

Une vérité connue, même par ceux qui la nient

Face à la vague de plaintes des etudiants, ce n’est que vers la fin du mois de décembre, à quelques jours de la clôture officielle des inscriptions, que les montants ont été réajustés pour certains étudiants ayant introduit des réclamations formelles.
Mais pour la majorité, ceux qui pouvaient payer l’ont fait, aux montants imposés par l’application. Et c’est parmi eux que se trouvent aujourd’hui ceux qui exigent légitimement un remboursement.
Ce communiqué officiel signé des petites mains du president de l’Université Félix Houphouet Boigny n’est rien d’autre qu’un « réflexe d’auto-protection ».
Les faits sont établis, documentés, vécus. Activer des trolls ou produire des justifications tardives ne changera rien à cette réalité : l’augmentation des frais est réelle, récente, unilatérale et socialement brutale.
La vérité des faits est là. Et elle résiste à toutes les tentatives de maquillage.

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