Une merveille cacophonie administrative ne cesse de s’amplifier au ministère des Transports. Entre achats de radars mobiles, déploiements et réorganisations internes, la confusion règne. Selon Charles KORE, Directeur régional des Transports de Dabou et secrétaire général du Comité Local de Sécurité Routière (CLSR) des Grands Ponts, le déploiement massif de radars mobiles les 17 et 18 juin 2025 a permis de verbaliser 4 091 véhicules en excès de vitesse en seulement deux jours. Depuis la mise en service de ces radars sur l’axe Abidjan-Dabou, près de 48 000 infractions ont été enregistrées, avec une tendance à la hausse de l’excès de vitesse.
Un petit calcul sur les contraventions liées à l’excès de vitesse vous donne une idée du pactole…
D’un côté, le ministère a investi dans l’achat de radars mobiles pour renforcer la sécurité routière, notamment par le biais des directions des Transports locales via le CLSR. De l’autre, une décision surprenante a été prise : l’arrêt de tout contrôle par l’Office de Sécurité Routière (OSER) depuis septembre 2021, sous prétexte de réorganisation. Mais voilà que, récemment, avec la nomination d’Oumar Sako à la tête de la Direction Générale du Transport Terrestre et de la Circulation (DGTTC), une nouvelle structure de sécurité routière a été créée à la DGTTC. Une véritable cacophonie : pourquoi ne pas avoir fusionné ces structures pour une meilleure cohérence ? À quoi sert donc l’OSER si ses radars restent stockés et inutilisés ?
L’impression qui se dégage est celle d’une gestion chaotique où chaque acteur œuvre dans son coin, sans vision claire ni coordination. La question est simple : pourquoi ne pas transférer directement ces radars mobiles à la DGTTC, qui semble désormais être la seule entité habilitée à gérer la sécurité routière ? Cela aurait été plus cohérent, plus transparent, et surtout, plus efficace.
Jusqu’à quand cette cacophonie pourra-t-elle perdurer sans conséquences concrètes pour la sécurité routière ?
Une seule chose est certaine : la crédibilité du ministère est en jeu, et il est urgent de mettre fin à cette confusion kafkaïenne.
LA REDAC’