Un nouveau gouvernement est formé. Les responsabilités s’élargissent. Anne Ouloto demeure Ministre d’État, Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration. Un maintien qui renforce son autorité, mais qui renforce aussi, mécaniquement, l’exigence de clarté.
A Enquête Media , nous ne voyons ni victoire ni revanche dans cette actualité. Nous y voyons une continuité. Et nous la prenons au sérieux.
Depuis le début, notre ligne est simple : ni complot, ni acharnement. Seulement la volonté de comprendre et de faire comprendre. L’affaire du concours fantôme des « 400 douaniers » n’est pas un épisode anecdotique. Elle touche au cœur du pacte républicain : l’égalité d’accès à la Fonction publique. Lorsqu’un concours soulève des interrogations, c’est la confiance de toute une génération qui vacille.
Nous continuerons donc nos révélations. Calmement. Méthodiquement. Parce que la vérité ne s’use pas lorsqu’on la cherche.
Au-delà de ce dossier, tous les concours exceptionnels de recrutement organisés sous ce magistère méritent d’être examinés avec la même rigueur. La transparence ne peut être sélective. L’École nationale d’administration, institution censée incarner l’excellence et le mérite, ne saurait être à l’abri des questions légitimes. Plus une institution est prestigieuse, plus elle doit être irréprochable. Et oui, des éléments importants émergeront. Ils seront portés à la connaissance du public.
La chute de Tchagba Laurent marque une étape. Mais une étape ne clôt pas un chapitre si toutes les responsabilités ne sont pas établies. L’affaire Monogaga, elle aussi, appelle des réponses claires. Nous ne la lâcherons pas. Non par obstination personnelle, mais parce que l’intérêt général l’exige.
L’administration est une continuité. Les gouvernements passent, les titres évoluent, mais les actes demeurent. Ce qui a été décidé hier engage aujourd’hui et pèsera demain. La modernisation de l’administration ne peut être seulement technique ou numérique. Elle doit être morale. Elle doit s’incarner dans des procédures transparentes, des résultats publiés, des contrôles indépendants et, si nécessaire, des sanctions.
Il ne s’agit pas d’affaiblir l’État. Il s’agit de le consolider. Un État fort n’a pas peur de la lumière. Il la recherche.
A ceux qui voient dans notre travail une volonté de nuire, nous répondons avec sérénité : il n’y a ni complot ni acharnement. Il y a une presse libre qui assume son rôle. Informer. Questionner. Vérifier. Publier.
Le nouveau gouvernement a une opportunité qui est de faire de la transparence un principe actif, et non un slogan. Faire de la bonne gouvernance une pratique quotidienne, et non une promesse.
Nous resterons fidèles à cette exigence. Parce qu’au bout du compte, ce n’est pas une affaire de personnes. C’est une affaire de confiance publique.
La vérité n’a pas de calendrier.