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Education nationale _COGES : Quand la volonté de transparence créé la chienlit !

Les fonds des Comités de Gestion des Etablissements Scolaires (COGES), parlons-en ! C’est que des personnes retorses ont pu passer outre les mailles du filet pour pouvoir garder par devers eux de l’argent revenant au fonctionnement des établissements.

Petit historique des COGES

Le Comité de Gestion des Etablissements Scolaires (COGES) en Côte d’Ivoire est une institution créée en janvier 1995 dans le milieu scolaire. Il se veut être un cadre de rencontre formelle et permanente entre les acteurs et partenaires de l’Ecole avec pour objectif la promotion de l’Ecole, l’amélioration du rendement scolaire par des activités de qualité, la mobilisation des ressources au profit de l’école et la gestion des ressources financières et matérielles de l’école. Il est important de rappeler que par le passé, les parents d’élèves déboursaient de l’argent pour couvrir les dépenses de l’école pour un environnement scolaire sain. C’est suite à la mauvaise gestion de ces fonds déboursés par les parents d’élèves que le chef de l’État, Alassane Ouattara a décidé, par un décret en date du 31 décembre 2020, de la suppression des cotisations des frais COGES par les parents d’élèves, après plusieurs remous sociaux. Désormais, lesdits frais sont inscrits au budget national.

De la gestion des fonds COGES

 Mais comment sont répartis et gérés les fonds COGES ? Concernant leur répartition, des pratiques peu orthodoxes de certains inspecteurs de l’enseignement préscolaire et primaire les dévient de leur objectif premier qui est l’école. Le Ministère de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation (MENA) devrait ainsi se pencher sérieusement sur cette question de fonds COGES. En effet, près de 70% des subventions COGES sont absorbés par les frais de composition que l’on verse aux inspecteurs pour avoir organisé les compositions (4 compositions/an) de l’année-scolaire disent-ils . À ce titre, plusieurs notes de façon unilatérale ont été produites par certaines Direction Régionales de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (DRENA) allant dans le sens contraire des tarifs de composition qui avaient été actés par le cabinet du MENA (voir photo 1).

Du tiers aux deux tiers, l’appétit vient en mangeant !

 La manne des COGES est sources de bien de discordes. Certains conseillers COGES dignes de foi, sont allés jusqu’à s’opposer au fait que certains inspecteurs prennent dans les subventions 1.000 FCFA par élève ; même à la maternelle où il n’y a pas de composition. Et oui, vous lisez bien ! Même à la maternelle où il n’y a pas de composition, certains inspecteurs prennent 1.000/ élève. Pire, ils veulent maintenant prendre un tiers (1/3) de chaque subvention allouée aux écoles (voir photo 2). Notons que seulement le tiers de ce budget aurait été approuvé par la Direction de l’Animation, de la Promotion et du Suivi des COGES (DAPS-COGES) qui elle aussi jusque-là, ne produit aucune une note s’adressant à toutes les directions régionales pour préciser les tarifs réels à appliquer pour couvrir les frais de composition à l’école primaire.

Mutisme du DAPS-COGES, retard du budget, que de problèmes !

 Pourquoi ce mutisme de la DAPS-COGES ? Nous continuons de nous poser cette question ! Figurez-vous que sur une subvention de deux millions (2.000.000 francs CFA) allouée à une école, près d’environ un-million-deux-cent-mille (1.200.000 francs CFA) sont reversés à l’inspection pour ce même motif :  “ couvrir les frais de composition ” (quelques détails à voir sur la photo 3 ). Quels travaux dans les écoles peuvent être effectués avec le montant qui restera dans la caisse du bureau COGES après un tel versement à l’inspection ? Les fonds alloués aux écoles par l’Etat peuvent suffisamment régler les problèmes des écoles s’ils sont bien répartis et bien gérés. Les écoles souffrent et les bureaux COGES n’arrivent pas à fonctionner comme il se devrait. Des enseignants sont à ce jour sans boîtes de craie pour dispenser leurs cours. Cependant, il faille déplorer le fait que ces subventions n’arrivent pas à temps et cela ne favorise pas le bon fonctionnement de l’école ivoirienne auquel madame le ministre attache un grand prix. D’ailleurs, une partie de la subvention de l’année scolaire écoulée (2023-2024) sensée être disponible depuis l’an passé sera dans les semaines à venir virée sur le compte bancaire des bureaux COGES. Les conflits entre inspecteurs/conseillers COGES et bureaux COGES vont refaire surface parce qu’il n’existe jusqu’aujourd’hui aucune note précise sur les tarifs de composition au primaire. Toutes ces incohérences provoquent malheureusement le manque, l’insuffisance de matériels didactiques, pédagogiques, l’avancée considérable des dégradations des salles de classes créant ainsi un environnement scolaire malsain, une mauvaise qualité de l’enseignement dispensé et la démotivation des enseignants et des élèves. La ministre de l’éducation nationale et d’alphabétisation, le professeur Mariatou Koné devrait entre autres difficultés de l’école ivoirienne, se saisir du dossier “ tarifs de composition dans les subventions COGES ”pour le régler efficacement et définitivement. Au risque d’embourgeoiser des agents de l’administration, et transformer nos écoles en épaves !

LA REDACTION

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