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Mort suspecte du lieutenant Adjoumani à Yakassé-Attobrou/ Pressions, silence et précipitation : une enquête sabotée ?

Yakassé-Attobrou, Côte d’Ivoire- Mercredi 23 juillet 2025, aux premières heures du jour, le calme apparent de cette petite localité forestière a été brutalement perturbé. Le lieutenant Adjoumani Kouadio Simon, chef du cantonnement des Eaux et Forêts de Yakassé-Attobrou, a été retrouvé mort dans son domicile officiel, dans des circonstances que les premières constatations qualifient d’« hautement suspectes ».

Une scène immobile… et trop propre

Lorsque les agents de la brigade territoriale ont pénétré la résidence du fonctionnaire, la scène avait tout d’un décor figé. Aucune trace de lutte. Aucun signe d’effraction. Portes closes, portail verrouillé de l’intérieur. Le corps du lieutenant gisait au sol, l’arme de service positionnée curieusement entre ses jambes, comme si elle y avait été déposée avec une précision dérangeante. Un détail attire immédiatement l’attention des enquêteurs : la posture du corps et de l’arme est incompatible avec un suicide commis en position debout. De plus, à proximité immédiate, une enveloppe contenant une somme importante en espèces. Pourquoi un cambrioleur l’aurait-il laissée ? Pourquoi un suicidaire aurait-il sorti cet argent ? Le corps, l’arme, l’enveloppe… et le silence.

Un silence assourdissant

Les voisins, interrogés dans les heures qui ont suivi la découverte, ont tous livré le même récit : aucun bruit suspect, aucun coup de feu entendu, aucun signe de dispute. Pourtant, l’arme retrouvée sur place est bien celle attribuée au lieutenant Adjoumani. Eh bien ! L’arme était en place, le doute aussi.

Chronologie d’un mystère

Le mardi 22 juillet, le lieutenant était rentré d’Abidjan, après avoir rendu visite à son épouse hospitalisée – elle venait tout juste d’accoucher. Selon ses proches, il semblait « serein et joyeux ». Le lendemain matin, vers 9 h, il aurait déclaré à un voisin qu’il se rendait à son bureau. Ce fut son dernier contact vivant. À 8 h le mercredi, son corps était retrouvé sans vie. Entre ces deux moments, un vide glaçant.

Les premières incohérences

Dès les premières heures de l’enquête, plusieurs éléments troublants ont remis en question l’hypothèse d’un suicide. La position de l’arme, placée entre les jambes du défunt, est jugée totalement incompatible avec un tir volontaire en position debout. Les enquêteurs notent également l’absence de toute motivation apparente : selon les témoignages recueillis, le lieutenant ne présentait ni signes de détresse psychologique, ni conflit personnel ou professionnel connu. À cela s’ajoute un fait troublant : une enveloppe contenant une somme d’argent importante a été retrouvée à proximité du corps, excluant de fait la thèse du vol. Enfin, le silence total entourant la scène du drame – aucun coup de feu n’a été entendu par les voisins – soulève des interrogations supplémentaires. Dans une zone résidentielle normalement paisible, ce silence est non seulement surprenant, mais presque suspect. Autant de détails qui, mis bout à bout, fragilisent considérablement la version d’un acte volontaire et renforcent l’idée d’une mise en scène méticuleuse.

Hypothèses et pistes en cours

Alors que les hypothèses et pistes en cours orientent l’enquête vers un possible homicide déguisé, un rapport confidentiel – que notre rédaction a pu consulter -recommande des mesures clés : une autopsie médico-légale urgente pour détecter d’éventuels sédatifs, des blessures dissimulées ou des traces de tir ; la vérification minutieuse des alibis de l’entourage immédiat ; ainsi que l’analyse complète des communications téléphoniques depuis le retour du défunt d’Abidjan. Malgré cela, une pression croissante et insidieuse s’exerce sur la famille du lieutenant Adjoumani Kouadio Simon de la part des mains occultes, qui insistent pour que le corps soit remis rapidement aux proches afin d’organiser les obsèques. Une hâte étrange, que beaucoup jugent prématurée. Pourquoi vouloir enterrer si vite un homme dont la mort reste inexpliquée ? Qui aurait intérêt à évacuer le corps avant que la science et la vérité ne parlent ? À ce stade, aucune piste solide n’a été confirmée, mais l’empressement des autorités à clore ce dossier soulève de sérieuses questions.

Un homme respecté… une vérité cachée ?

Adjoumani Kouadio Simon était un cadre respecté, sans antécédents judiciaires, profondément engagé dans la défense du couvert forestier d’une région en proie aux activités des orpailleurs et des exploitants forestiers. Certains de ses collègues évoquent toutefois des tensions récentes liées à des opérations de lutte contre l’exploitation illégale du bois. D’autres parlent de rumeurs discrètes sur des pressions exercées par des réseaux influents. Adjoumani a-t-il payé de sa vie son engagement professionnel ?

Suicide ou mise en scène ?

La piste du suicide est de plus en plus fragilisée par les faits. L’hypothèse d’une exécution camouflée, voire d’un meurtre déguisé, gagne en crédibilité. Dans cette affaire où tout est trop bien rangé, la vérité pourrait se cacher derrière un voile de silence, de loyautés brisées et d’intérêts menacés. L’enquête se poursuit, et www.enquetemedia.info suivra chaque étape.

J.D pour enquetemedia

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