Le versement de 2 milliards de francs CFA destiné aux ex-salariés du Golf Hôtel ravive les tensions. Alors que la direction de la Société des Lagunes (SDL) reste muette, des émissaires tentent de négocier des rabais sur les indemnités des plus petits salaires.
L’opacité autour des fonds de la SDL
L’inquiétude grandit parmi les anciens employés du Golf Hôtel. Selon nos informations, un chèque d’un montant de 2 milliards de francs CFA a été réceptionné par la Société des Lagunes (SDL) le vendredi 27 février 2026. Ce montant est contractuellement destiné au règlement des arriérés et indemnités du personnel.
Pourtant, malgré la collecte préalable des pièces d’identité des ayants droit — officiellement pour éviter toute erreur de libellé sur les chèques — la SDL observe un silence radio qui alimente toutes les suspicions. Face à ce qu’ils perçoivent comme une manœuvre dilatoire, les employés envisagent désormais une mobilisation physique d’urgence pour exiger la transparence avant l’échéance de la fin du mois.

Les réseaux de Georges Angaman à la manœuvre
En coulisses, la stratégie de la direction se précise. Le patron de la SDL, Georges Angaman, a activé ses réseaux pour tenter de réduire la facture sociale. Il s’appuie notamment sur un homme de confiance, Taho Magloire, ancien directeur de la restauration du service traiteur au Golf Hôtel et aujourd’hui en poste à l’Hôtel Président de Yamoussoukro, ce dernier a été missionné pour entamer des négociations de « médiation ». L’objectif est de convaincre les employés les plus vulnérables (catégories 5 et 6, dont les salaires oscillent entre 145 000 et 200 000 francs CFA) d’accepter un règlement à hauteur de 50 % de leurs droits. Une telle concession de la part de la base, majoritaire en nombre, permettrait de sanctuariser le paiement intégral des indemnités des cadres et directeurs.
A suivre…