Le siège du Conseil café-cacao (CCC) de la tour de la Caistab à Abidjan-Plateau, est en état d’alerte. Le bras de fer qui oppose le régulateur ivoirien aux organisations interprofessionnelles agricoles (OIA) a franchi un nouveau palier de tension. Au cœur du litige : la gestion des stocks qui congestionnent actuellement les magasins de stockage de l’intérieur du pays.
L’ultimatum du 31 mars
Le mouvement de contestation, mené par un noyau dur de coopératives et de syndicats de producteurs, a fixé une ligne rouge au mardi 31 mars. Si, à cette date, le processus d’enlèvement des fèves n’a pas été déclenché par les exportateurs — sous l’impulsion du CCC —, une grève générale paralyserait la filière.
Pour les producteurs, le préjudice financier devient insoutenable. Le stockage prolongé dégrade non seulement la qualité des fèves (taux d’humidité, moisissures), mais assèche également la trésorerie.

La gestion de Yves Brahima Koné dans le viseur.
La contestation ne se limite plus aux simples aspects logistiques. Elle prend une tournure politique visant directement la gouvernance de Yves Brahima Koné, le directeur général du CCC. Plusieurs leaders de l’OIA critiquent ouvertement ce qu’ils qualifient d’« opacité » dans l’attribution des contrats de déblocage des stocks.
Des questions émergent sur l’utilisation du fonds de réserve censé soutenir les prix et absorber les chocs de marché en cas d’invendus massifs.
LA REDAC’